Les risques liés à l’absence de prévisions de trésorerie
- Non-respect de ses engagements vis-à-vis des partenaires ;
- Frais financiers élevés
- Absence de visibilité entre les recouvrements et le paiement des dettes fournisseurs
- Non optimisation des excédents éventuels de trésorerie (perte d’opportunité)
- Anticipation sur d’éventuelles difficultés à venir et prise de décision et information vis-à-vis des partenaires (salariés, fournisseurs, administration…)
L'utilité des prévisions de trésorerie
- un outil d'anticipation : elles constituent un outil de pilotage pour le management car elles permettent d'anticiper sur les éventuelles crise de liquidité et prévenir ainsi un état de cessation de paiements
- un outil d'optimisation :elles permettent au gestionnaire de sélectionner et négocier les solutions de financement et de placement qui conduiront à une réduction du coût de la dette et de services bancaires
Les différents types de prévisions de trésorerie
- les prévisions sur la trésorerie à court terme : hebdomadaire, trimestriel par exemple. Elles peuvent servir à plusieurs fins. D'abord pour mettre en place les mesures d'ajustements techniques : organisation des règlements fournisseurs, mise en place des financements déjà autorisés, etc. Elles peuvent aussi constituer un très utile indicateur de gestion avancé.
- les prévisions de trésorerie à long terme : semestriel, annuel par exemple. La vision de la trésorerie sur le long terme doit permettre d'ajuster les dépenses de « développement » de l'entreprise à ses possibilités financières. Le travail prévisionnel sur la trésorerie est très important pour consolider les relations avec les partenaires financiers.
- le budget d’exploitation et d’investissement
- Le budget de trésorerie constitue la définition en termes de cash, du budget d'exploitation et d'investissement et de financement de l'entreprise.
- Ces budgets devront être mensualisés afin de permettre l'élaboration des prévisions de trésorerie.
- le bilan N-1
- Il est nécessaire de disposer du bilan de l'année précédente afin de positionner les encaissements et décaissements résultant des dettes et créances existant à la date de clôture
- Les délais de règlement. Ils constituent le paramètre clé de construction des prévisions de trésorerie.
- encaissements clients
- règlement des achats (locaux, étrangers dont les délais de paiement peuvent différer)
- règlement des salaires
- règlement des impôts et taxes
- règlement des charges sociales
- autres
La construction des prévisions
- Le CA facturé est traduit en encaissements en fonction des conditions de règlement. Il est également recalculé TTC, puisque le montant perçu du client inclut la TVA (sauf en cas de précompte de TVA).
- L'utilisation d'un délai de règlement moyen n'est possible que si les clients ont des conditions commerciales et des comportements homogènes. Dans le cas contraire, il conviendra de segmenter les ventes ; c'est le cas, par exemple, d'un même produit, vendu à crédit à des clients professionnels et vendu comptant à des clients particuliers.
- Il conviendra également de ne pas omettre de positionner, au titre des encaissements des premiers mois de l'année, le dénouement des créances figurant au bilan du 31 décembre N - 1, payées sur l'exercice suivant.
- Prise en compte des dettes figurant au bilan au 31/12/N - 1, telles que dettes fournisseurs, charges sociales à payer, impôts à payer...,
- Décaissements déterminés sur une base TTC, pour les charges assujetties à la TVA.
- si des charges récurrentes (abonnements) ont été positionnés dans le budget d'exploitation (ce qui est fréquent car mensualisé), ils devront être supprimés. Par ailleurs, il conviendra d'être particulièrement vigilant au rythme de paiement de certaines charges telles que paiement du 13e mois ou de bonus aux salariés en fin d'année, paiement de loyer annuellement ou trimestriellement, paiement des charges sociales (mensuellement ou trimestriellement)..
- les dotations aux amortissements seront ignorées car non génératrices de sortie de cash.
- une version initiale, mettant en évidence les excédents et déficits de trésorerie ;
- une version « ajustée » considérant les mesures prises pour écrêter ces excédents et déficits (par exemple, mise en place de découverts, mobilisations de créances...).